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LES SOMMETS DU VAL DE BAGNES

La Vallée de Bagnes compte de très nombreux sommets dont le plus prestigieux est certainement le Grand-Combin du haut de ses 4'314 m. Vous pouvez découvrir depuis cette page 21 montagnes, de la Pierre Avoi au Rogneux, en passant par le Pleureur, la Ruinette ou le Petit-Combin.





La Pierre Avoi
2'472 m
Magnifique jardin d’escalade offrant une vue dégagée sur la vallée du Rhône comme sur l’Entremont, la Pierre Avoi est d’accès aisé au sommet par une échelle et des chaînes. Comptez 1h30 de marche par des sentiers balisés depuis la station supérieure de la télécabine de Savoleyres.

Le Mont-Gelé (Verbier)
3'002 m
Desservi par un téléphérique construit au début des années 60, le Mont-Gelé est le paradis du ski hors-piste. Ses faces exposées aux quatre horizons offrent des conditions de neige variées.

 

 

 

Le Bec des Rosses
3'222 m
Ce sommet peu fréquenté doit sa renommée à la compétition de L’Xtrême qui réunit chaque hiver les meilleurs professionnels du freeride.

 

Le Mont-Fort
3'328 m
Desservi par un téléphérique depuis décembre 1987, le Mont Fort est un but d’excursion apprécié en été : chaque jeudi on peut y monter à l’aube pour y observer le lever du soleil. En hiver le Mont Fort offre une piste difficile sur son flanc ouest et un hors-pistes très vaste sur son versant ouest.

 

 

La Rosablanche
3'336 m
Au sommet du glacier du Grand Désert, la Rosablanche est très parcourue durant la saison d’hiver, par les nombreux adeptes du ski de randonnée et de la Haute Route.

 

Le Parrain
3'259 m
Petit paradis situé entre Sovereu et le Crêt, vallon où la faune sauvage abonde, le Parrain est visité au printemps par les skieurs de randonnée.

 

Le Pleureur
3'703 m
On le dénomme Pleureur car sa paroi ouest, haute de plus de deux mille mètres, est susceptible de cracher sa caillasse et ses avalanches dès que les conditions atmosphériques se dégradent.

La première ascension homologuée du Pleureur date du 13 juillet 1866 par Ed. Hoffmann accompagné des guides bagnards Justin Fellay, Séraphin Bessard et Joseph Gillioz. Le compte-rendu de cette journée est relaté dans l’ouvrage Eveil du tourisme dans le Val de Bagnes (M. Carron, C. Michaud, F. Luisier et J.M. Gard, 1983) publié par la Commune de Bagnes.

Le Mont-Blanc de Cheilon
3'869 m
Sa face nord se présente majestueusement aux alpinistes séjournant à la cabane des Dix. Son sommet principal est peu fréquenté au printemps par les randonneurs à ski qui se contentent de son sommet d’hiver (3827m) situé au Sud-Ouest.

La première ascension homologuée du Mont Blanc de Cheilon date du 11 septembre 1865 par Weilenmann et le guide bagnard Justin Fellay.

La Ruinette
3'875 m
Seconde montagne de la commune de Bagnes en altitude et ayant servi de point de triangulation principal lors de l’élaboration des cartes topographiques suisses, la Ruinette offre un superbe point de vue sur l’ensemble des Alpes Valaisannes.

On attribue sa première ascension homologuée à Whymper, avec Christian Almer et Franz Biner. Elle date du 5 juillet 1865, soit huit jours avant l’ascension du Cervin, mais Whymper en parle négligemment et en passant.

La Pointe d'Otemma
3'403 m
Véritable sentinelle du Haut-Val de Bagnes située au front de la longue crête séparant les glaciers du Brenay et d’Otemma, ce sommet s’escalade par l’arête Ouest depuis la cabane de Chanrion.

 

Le Pigne d'Arolla
3'772 m
Par-delà ce majestueux sommet très fréquenté de la Haute Route, en été comme au printemps, les Bagnards guignent jusque dans le val d’Hérens.

 

 

Le Petit Mont-Collon
3'555 m
Situé à l’extrémité du long glacier d’Otemma, c’est la dernière sentinelle de la très vaste commune de Bagnes.

 

 

 

Rive gauche du glacier d'Otemma : de la Singla au Mont-Gelé
De nombreux sommets sauvages marquent la crête séparant la Valpelline italienne et le Haut Val de Bagnes. De gauche à droite sur l’image : la Singla (3'714 m), le Bec de la Sasse (3'496 m), l’Aouille Tseuque (3'554 m), le Bec d’Epicoune (3'529 m), le Bec du Chardoney (3'447 m), le Mont-Morion (3'497 m) et le Mont-Gelé (3'518 m). Notons que le glacier d’Otemma est le 9ème plus grand de Suisse par sa longueur (8 km en 2000).

La première escalade de la Singla remonte au 22 juillet 1867, par Carl Schroeder et le guide bagnard Séraphin Bessard. Par contre, la première traversée intégrale de la Singra ne fut réussie qu’en 1926 par Maurice Gilbert.

Le Bec d'Epicoune
3'529 m
L’arête Nord très esthétique semble indiquer le glacier d’Otemma aux randonneurs avançant dans le Haut Val de Bagnes.

Sa première ascension homologuée date du 21 juillet 1866 par Weilenmann et le guide Bagnard Joseph Gillioz.

Le Mont-Gelé
3'518 m
Bien moins fréquenté que son homonyme verbiérain, le Mont-Gelé est néanmoins un but de randonnée à ski très gratifiant, mais reculé.

On attribue sa première ascension à F.-W. Jacombs accompagnée de J. B. et Michel Croz le 11 août 1861.

 

 

Le Mont-Avril
3'346 m
Il monte la garde sur la Fenêtre de Durand, passage qu’ont emprunté tant de contrebandiers entre la Suisse et l’Italie, d’où il est accessible sans grande difficulté.

 

 

Le Tournelon Blanc
3'707 m
D’apparence modeste aux côtés de son grand voisin, le Tournelon Blanc offre néanmoins sur son versant Sud-Est une descente à skis que le Combin envie.

Signalons sa première ascension depuis la Tsessette en 1865 par le guide bagnard Joseph Gillioz et par l’arête Sud-Est le 5 juillet 1867 par Hoffmann-Merian avec Justin Fellay et Séraphin Bessard.

 

 

Le Grand-Combin
4'314 m
Cette large montagne marque de sa forte présence toute la partie ouest du Valais. C’est le plus haut sommet entre le Mont Blanc et la Dent Blanche. Le Grand Combin trône dans un splendide isolement, soutenu par toute une série de cimes plus modestes. Sa majesté ne se laisse coiffer que par les bons alpinistes et les séracs tuent régulièrement les imprudents qui empruntent son corridor.

Un peu d’histoire…

Les 4 premières caravanes qui montèrent au Grand-Combin gravirent l’actuel Aiguille du Croissant (4'260 m). Celle-ci fut tout d’abord gravie par les guides bagnards Maurice Fellay et Jouvence Bruchez le 20 juillet 1857, puis par ces mêmes guides accompagnés de William Mathews et Auguste Simond le 19 août de la même année. Ce n’est que la 5ème caravane qui atteignit le point culminant, soit l’actuel Combin de Grafeneire : celle de Charles Sainte-Claire Deville avec Daniel, Emmanuel et Gaspard Balleys et Basile Dorsaz, le 30 juillet 1859. Enfin, la première ascension à skis du Grand-Combin à partir de la Cabane Panossière fut réalisée le 23 mars 1916 par M. Choudens et le guide Maurice Crettex.

Le Combin de Corbassière
3'715 m
Au centre du Petit Himalaya que représente le massif des Combins, au courant de tout ce qui se passe chez le grand comme chez le petit.

Le Combin de Corbassière a été conquis pour la première fois par Gottlieb Studer et le guide bagnard Joseph-Benjamin Fellay le 14 août 1851. Le compte-rendu de cette escalade est relaté dans l’ouvrage Eveil du tourisme dans le Val de Bagnes (M. Carron, C. Michaud, F. Luisier et J.M. Gard, 1983) publié par la Commune de Bagnes.

Notons que le glacier de Corbassière est le 5ème plus grand de Suisse par sa longueur (10,2 km en 2000).

Le Petit-Combin
3'672 m
Tout en rondeurs glaciaires à l’avant-garde du massif et lieu officiel de dépose héliportée, de face Nord bien plus raide que de glacier Sud.

La première ascension touristique du Petit-Combin date de 1890 seulement (25 juillet), par Ch. De la Harpe et Ed. W. Violler avec le guide bagnard Justin Bessard.

 

 


Le Mont-Rogneux
3'083 m
Dès le début de l’hiver, la neige recouvre un vaste dédale de blocs et de pierres et rend ce sommet très attractif pour les randonneurs. Il est donc très parcouru à peau de phoque, soit depuis la Cabane Brunet (2'104 m), soit directement depuis le village de Champsec (900 m).

 

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